J'aurais trouvé ce dîner avec mes collègues interminable.
Je n'aurais eu que toi en tête. Toi qui m'aurais attendu dans la chambre.
J'aurais prétexté la fatigue pour m'éclipser vite. Et béni le sort de m'avoir attribué une chambre à l'opposé des leurs.
J'aurais presque couru dans les couloirs, le ventre serré du désir de toi.
A peine la porte franchie, tu m'aurais plaquée contre le mur, embrassée à pleine bouche, ta jambe écartant déjà les miennes.
Tu aurais défait rageusement les boutons, baissé le jean et le string, m'aurait retournée, et m'agrippant les hanches, m'aurais pénétrée brutalement ...
Si tu avais été là ....
mardi 8 décembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Du sexe sans amour (suite)
Au fil de mes échanges virtuels et de mes rencontres, je constate la quasi omniprésence d'un phénomène, autant chez moi que chez les autres.
Celui de la quasi-impossibilité d'exprimer à celui / celle qu'on aime les fantasmes qui sont les nôtres.
Alors que c'est très facile avec quelqu'un qu'on ne connaît quasiment pas (ceci expliquant d'ailleurs peut-être cela).
Les rencontres deviennent alors l'occasion d'explorer beaucoup plus profondément (et on ne ricane pas !) notre univers fantasmatique, voire de l'enrichir.
Bien sûr, les motivations pour "aller voir ailleurs" sont multiples. Il n'empêche que dans un certain nombre de cas, elles ne servent qu'à assouvir un fantasme qu'on ne peut même pas envisager de partager avec son ou sa compagne.
Ce que je trouve quand même infiniment dommage.
Sommes-nous donc si gênés, pudiques ou honteux de nos envies que nous en devenions incapables de les formuler à ceux que nous aimons ?
Celui de la quasi-impossibilité d'exprimer à celui / celle qu'on aime les fantasmes qui sont les nôtres.
Alors que c'est très facile avec quelqu'un qu'on ne connaît quasiment pas (ceci expliquant d'ailleurs peut-être cela).
Les rencontres deviennent alors l'occasion d'explorer beaucoup plus profondément (et on ne ricane pas !) notre univers fantasmatique, voire de l'enrichir.
Bien sûr, les motivations pour "aller voir ailleurs" sont multiples. Il n'empêche que dans un certain nombre de cas, elles ne servent qu'à assouvir un fantasme qu'on ne peut même pas envisager de partager avec son ou sa compagne.
Ce que je trouve quand même infiniment dommage.
Sommes-nous donc si gênés, pudiques ou honteux de nos envies que nous en devenions incapables de les formuler à ceux que nous aimons ?
jeudi 19 novembre 2009
Saleté de crabe
C'était une voix que j'aimais. Une femme que j'aurais adoré rencontrer tellement ce qui se dégageait des ondes était chaleureux, curieux, ouvert. Je savais qu'elle était malade, et j'espérais, et attendais, son retour avec impatience. Kriss ne reviendra plus. Elle va beaucoup me manquer ...
vendredi 13 novembre 2009
Entravée
Respect scrupuleux des instructions trouvées dans la table de nuit.
Pièce plongée dans l'obscurité à son arrivée, ses mains qui nouent le bandeau.
Juste une voix, un souffle.
La corde qui tourne, m'entoure, me lie.
Sensation d'indécence. Confirmée. Délicieuse.
Offerte à ses yeux, ses doigts, sa bouche ... sans pouvoir le toucher, ni le voir.
Plaisir et frustration mêlés.
Tenter de deviner. Mais ne pas savoir quand, ni où, ni comment. Imaginer ses mouvements, espérer qu'il s'approche.
Jeu du chat et de la souris ... malin plaisir à me faire languir.
Tous les sens aiguisés, désir puissant, manque à son paroxysme.
Puis enfin son corps, comme une délivrance.
Pièce plongée dans l'obscurité à son arrivée, ses mains qui nouent le bandeau.
Juste une voix, un souffle.
La corde qui tourne, m'entoure, me lie.
Sensation d'indécence. Confirmée. Délicieuse.
Offerte à ses yeux, ses doigts, sa bouche ... sans pouvoir le toucher, ni le voir.
Plaisir et frustration mêlés.
Tenter de deviner. Mais ne pas savoir quand, ni où, ni comment. Imaginer ses mouvements, espérer qu'il s'approche.
Jeu du chat et de la souris ... malin plaisir à me faire languir.
Tous les sens aiguisés, désir puissant, manque à son paroxysme.
Puis enfin son corps, comme une délivrance.
lundi 9 novembre 2009
Tout doux
Traverser tout Paris tard le soir en réponse à son "..... viens ....", écho au manque qui nous étreignait tous deux derrière nos écrans.
Retrouver sa peau, son sourire, sa bouche. Et cette inexplicable, profonde et troublante complicité.
Regretter le temps qui file trop vite devant ce petit déjeuner, ne pas arriver à partir, et être en retard. Avec un grand sourire.
Et à l'évocation du temps qui reste avant la prochaine fois, recevoir son "je t'attendrai ..."
Retrouver sa peau, son sourire, sa bouche. Et cette inexplicable, profonde et troublante complicité.
Regretter le temps qui file trop vite devant ce petit déjeuner, ne pas arriver à partir, et être en retard. Avec un grand sourire.
Et à l'évocation du temps qui reste avant la prochaine fois, recevoir son "je t'attendrai ..."
samedi 31 octobre 2009
L'espoir fait vivre
Attente de je ne sais quoi.
Certitude que ma vie est ailleurs, mais je ne sais où.
Quand ?
Benjamin Biolay L'espoir fait vivre
Certitude que ma vie est ailleurs, mais je ne sais où.
Quand ?
Benjamin Biolay L'espoir fait vivre
mardi 27 octobre 2009
Première fois ...
La majorité du temps, fort heureusement épargnée, je regarde les tags tourner.
Merci Oh!91 ...
Donc, je m'y colle.
Ma première fois ...
Il y a en fait eu une fausse première fois, en terminale. Voyage scolaire à Paris (déjà Paris, décidément lieu de débauche me concernant). Quelques heures de liberté, mon petit copain de l'époque avait les clés de l'appartement de ses grands-parents, bienheureusement absents.
Mais ce qui devait être une grande première n'a jamais pu se faire. L'émotion, sans doute. J'en garde pourtant un très bon souvenir, plein de tendresse.
L'été arrive. Le bac est derrière et plus de petit ami en titre.
Et comme j'ai toujours associé la première fois à un mauvais moment à passer, sorte de corvée dont il faut se débarrasser, je commence à me dire que je vais prendre le premier qui passera.
L'occasion se présentera à Lourdes (je suis assez fière de ça d'ailleurs), lors d'un pèlerinage (encore mieux !).
Nous étions une bande de jeunes, œuvrant comme hospitaliers, et ayant donc particulièrement besoin de nous changer les idées le soir venu.
Nous avions pris l'habitude de nous retrouver toujours dans le même bar, et j'ai vite remarqué que le serveur n'était pas indifférent à mes charmes.
Ce n'était pourtant pas réciproque. Mais mon pragmatisme a décidé que ce serait lui.
Je ne me souviens même pas que nous ayons flirté. Son visage et son prénom se sont effacés depuis longtemps. Il habitait un petit studio, nous nous sommes retrouvés au lit très vite. Je ne lui ai rien dit. Il s'est très vite aperçu que pour moi c'était la première fois. J'ai été étonnée, et presque gênée, de sa réaction émue. Ça a été très court, je crois. Et j'ai juste pensé "Ah, c'est juste ça ?".
Je crois bien que c'était la dernière nuit là-bas avant mon départ. Nous ne nous sommes pas revus.
Il m'a écrit plusieurs fois. M'a envoyé des petits cadeaux.
Je ne lui ai jamais répondu.
J'ai souvent regretté de ne pas avoir attendu. De ne pas avoir fait de ce passage un moment spécial. De ne pas l'avoir fait par amour. Mais bon, pour être honnête, j'aime quand même bien l'avoir fait dans ces circonstances. Mon côté iconoclaste, sans doute ...
Et récupère la patate chaude qui veut ...
Merci Oh!91 ...
Donc, je m'y colle.
Ma première fois ...
Il y a en fait eu une fausse première fois, en terminale. Voyage scolaire à Paris (déjà Paris, décidément lieu de débauche me concernant). Quelques heures de liberté, mon petit copain de l'époque avait les clés de l'appartement de ses grands-parents, bienheureusement absents.
Mais ce qui devait être une grande première n'a jamais pu se faire. L'émotion, sans doute. J'en garde pourtant un très bon souvenir, plein de tendresse.
L'été arrive. Le bac est derrière et plus de petit ami en titre.
Et comme j'ai toujours associé la première fois à un mauvais moment à passer, sorte de corvée dont il faut se débarrasser, je commence à me dire que je vais prendre le premier qui passera.
L'occasion se présentera à Lourdes (je suis assez fière de ça d'ailleurs), lors d'un pèlerinage (encore mieux !).
Nous étions une bande de jeunes, œuvrant comme hospitaliers, et ayant donc particulièrement besoin de nous changer les idées le soir venu.
Nous avions pris l'habitude de nous retrouver toujours dans le même bar, et j'ai vite remarqué que le serveur n'était pas indifférent à mes charmes.
Ce n'était pourtant pas réciproque. Mais mon pragmatisme a décidé que ce serait lui.
Je ne me souviens même pas que nous ayons flirté. Son visage et son prénom se sont effacés depuis longtemps. Il habitait un petit studio, nous nous sommes retrouvés au lit très vite. Je ne lui ai rien dit. Il s'est très vite aperçu que pour moi c'était la première fois. J'ai été étonnée, et presque gênée, de sa réaction émue. Ça a été très court, je crois. Et j'ai juste pensé "Ah, c'est juste ça ?".
Je crois bien que c'était la dernière nuit là-bas avant mon départ. Nous ne nous sommes pas revus.
Il m'a écrit plusieurs fois. M'a envoyé des petits cadeaux.
Je ne lui ai jamais répondu.
J'ai souvent regretté de ne pas avoir attendu. De ne pas avoir fait de ce passage un moment spécial. De ne pas l'avoir fait par amour. Mais bon, pour être honnête, j'aime quand même bien l'avoir fait dans ces circonstances. Mon côté iconoclaste, sans doute ...
Et récupère la patate chaude qui veut ...
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